La gestion du risque
Diversifier, dimensionner, protéger
Investir sans gérer le risque, c'est jouer. La gestion du risque tient en quatre gestes : diversification, dimensionnement, ordres stop, horizon.
La diversification réduit le risque spécifique (celui d'un titre ou d'un secteur). Un portefeuille bien diversifié détient au moins 10 à 15 titres répartis sur plusieurs secteurs faiblement corrélés.
Le dimensionnement des positions évite qu'une seule ligne détruise le portefeuille : aucune ligne au-delà de 10 %, aucun secteur au-delà de 30 à 40 % du total.
L'ordre stop ferme automatiquement une position lorsque le cours atteint un seuil de perte pré-défini. C'est le garde-fou contre la paralysie émotionnelle en cas de chute rapide.
L'horizon de placement conditionne le niveau de risque acceptable : action = long terme (5 ans +), obligation courte = épargne de sécurité, liquidités = besoins à court terme.
La volatilité (écart-type des rendements) et le drawdown maximum (plus forte baisse depuis un pic) sont deux mesures complémentaires du risque : la première mesure l'ampleur des variations, la seconde l'expérience émotionnelle réelle.
Un portefeuille 100 % *Katanga Mining Corp* perd 40 % si le cours du cuivre s'effondre. Le même montant réparti sur 12 titres de 5 secteurs distincts perdrait typiquement 8 à 12 % dans le même scénario.
Un stop à −15 % sur chaque ligne aurait limité la casse à −15 %, quitte à racheter plus bas si la thèse fondamentale reste intacte.
- ≥ 10 titres, aucun > 10 %, aucun secteur > 40 %.
- Un stop-loss défini avant l'ordre, pas après la baisse.
- Volatilité + drawdown = photo complète du risque.
Le panneau Analyse du portefeuille affiche votre score de diversification, la matrice sectorielle et un simulateur « et si » avant chaque ordre.
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